Notes de lecture François de SALES: Introduction à la vie dévote
Quatrième partie
Groupe francophone: André ELA ENAM et Pascal MUMBA
L’ensemble de cette partie nous donne les avis contre les tentations.
Sur le chemin de la dévotion, on rencontre toujours le malin qui cherche la chute de l’âme juste. Et la chute de ce dernier provoque la joie chez lui. Voilà pourquoi il faut être vigilant avec le malin de ce monde pour ne pas tomber dans les pièges.
Les amis du dévot constituent également pour un obstacle. Il le critique, médise de lui, et opposent divers obstacles.
Le monde est un obstacle à la dévotion. Il ne l’accepte pas. Pour se décourager le dévot il se scandalise que l’on fasse les choses du monde, il traite d’hypocrisie que l’on ne le fasse pas. Chaque attitude que prend un dévot est toujours critiquable aux yeux de ceux qui sont dans le monde. Et Sant François de Sales recommande la persévérance.
En général la tentation ne met pas dans le péché. Par la tentation et la suggestion, Satan propose le péché à l’âme dévote.
Face à la tentation il y a deux attitudes : se plaire ou se déplaire, consentir ou refuser.
L’âme descend à l’iniquité ou au péché par la tentation, la délectation, et consentement.
La tentation pourrait durer toute la vie. Si elle ne nous plaît et si nous ne consentons pas, alors elle ne rend pas désagréable à Dieu. Car dans la tentation, nous n’agissons pas.
Il y a une différence entre sentir et consentir. Il n’est pas toujours au pouvoir de l’âme de chasser la tentation. Alors qu’elle se contente de ne point consentir ou accepter.
Il y a une délectation inférieure qui plaît à notre homme extérieure, et qui déplaît l’homme intérieure. La délectation intérieure qui lui plaît.
Dieu permet les assauts des grandes tentations contre les âmes pour les élever à son pur et excellent amour. C’est une faveur qu’il accorde.
La tentation nous met péché dans la mesure où nous allons volontairement et l’entretenons, nous y prenons plaisir, nous y consentons avec le cœur ou y faisons une application spirituelle.
Si on n’a pas donné volontairement sujet d’être tenté, on ne peut être imputé de péché.
Des remèdes aux tentations : recourir à Dieu, à sa miséricorde. Si la tentation s’accroît, embrasser la croix de Jésus. Protester de ne vouloir pas consentir. Regardez seulement au visage de Jésus. Se confier au directeur spirituel en ouvrant son cœur.
Les tentations si grandes viennent chez ceux qui ont atteint un niveau un peu élevé dans la dévotion et que Dieu veut élever. Arrive un moment, après la tentation qu’on ne ressent presque rien. On a l’impression que l’on n’a pas la même ferveur qu’avant. Il y a, à l’intérieur de nous, une petite flamme qui brille. Il suffit de l’activer au moyen de l’oraison continuelle, de sacrement et de la confiance en Dieu. Nos forces reviendront en nous et nous vivrons d’une vie entière.
Par rapport aux petites tentations, il faut également combattre et accorder une plus grande attention : colères, soupçons, jalousie, envie, amourettes, folâtrerie, vanités, duplicités…
La meilleure manière de leur résister est de ne point s’en tourmenter. Il faut seulement être disposé à servir Dieu. En reconnaissant une tentation grande ou petite, il faut tout simplement retourner le cœur à Jésus Christ. L’amour de Dieu qui contient toutes les vertus e est aussi le plus souverain remède contre tous ces vices.
Face à la tentation, l’occupation devient un moyen qui nous aide à ne penser qu’à ce qu’on fait.
En considérant les passions plus dominantes dans la vie du dévot, il faut adopter une manière de vivre qui leur soit contraire. Faire toujours les actions des vertus contraires.
L’inquiétude n’est pas une tentation mais la source de plusieurs tentations. Elle est le plus grand mal qui arrive à l’âme, excepté le péché. Elle fait perdre la force de maintenir les vertus. Elle provient du désir déréglé d’être délivré du mal que l’on vit, d’acquérir le bien que l’on espère.
Face au désir de passer du désir d’être délivrer de quelque mal que l’on vit ou du désir de parvenir à quelque bien, François recommande à Philothée de mettre son esprit en tranquillité, et de rechercher avec beauté et douceur la réalisation du désir, et de ne pas permettre au désir quel qu’il soit de vous inquiéter.
Lorsqu’on sent l’inquiétude arriver, il faut se recommander à Dieu ; ne réaliser aucun désir tant qu’on est inquiet ; ne pas permettre aux désirs aussi petits qu’ils soient de vous inquiéter au risque d’ouvrir la porte aux plus grands ; parler de son désir au directeur spirituel ou à une autre âme dévote.
A propos de la tristesse, il y a celle de Dieu qui opère pour le salut et celle du monde pour la mort.
La bonne tristesse conduit à la miséricorde et pénitence. La mauvaise à l’angoisse, à la paresse, à l’indignation, à la jalousie, à l’envie et à l’impatience. L’ennemi se sert de la tristesse dans la tentation. Il cherche à rendre triste. Le malin se plaît en la mélancolie.
La mauvaise tristesse trouble l’âme et la rend inquiète, donne des craintes déréglées et dégoute de l’oraison ; assoupit et accable le cerveau, prive l’âme de conseil, de résolution, de jugement et de courage, et abat les forces.
Le remède est la prière. La prière élève l’esprit en Dieu notre unique joie et consolation. Il faut prier avec affection. Il ne faut pas abandonner le devoir. Il faut s’employer aux œuvres extérieures pour divertir l’âme de l’objet triste : embrasser le Crucifix, lever les yeux au ciel, élancer le cœur vers Dieu par des paroles d’amour et de confiance.
A propos des sécheresses et stérilités spirituelles, la dévotion ne consiste pas en la douceur, suavité, consolation et tendreté sensible du cœur qui nous provoque aux larmes et soupirs et nous donne une certaine satisfaction agréable et savoureuse en quelques exercices spirituels. Certaines personnes ont ces sensations physiques mais continuent d’être vicieuses, n’ont aucun vrai amour de Dieu.
Mais elles sont quelquefois bonnes et utiles parce qu’elles excitent l’appétit de l’âme, confortent l’esprit et ajoutent à la promptitude de la dévotion une sainte gaieté et allégresse qui rend nos actions belles et agréables.
Le critère de discernement de leur origine qu’il est donne consiste dans leurs fruit. Si ces douceurs, tendretés et consolations nous rendent plus humbles, patients, traitables, charitables et compatissants à l’endroit du prochain, obéissants, etc. Sans doute, qu’elles sont de Dieu.
Ayant ces consolations, il faut s’humilier devant Dieu ; se reconnaître se petit, en parler de manière générale et les estimer parce qu’elles viennent de Dieu ; les employer humblement selon l’intention du donateur ; renoncer de temps en temps à ces douceurs et en même les aimer parce qu’elles viennent de Dieu et nous provoquent son amour, mais ce ne sont pas elles que nous cherchons.
Les consolations sont passagères. L’âme se retrouvera un jour comme une terre déserte sans chemin pour trouver Dieu, ni aucune eau de grâce qui l’arrose.
Les causes de ces sécheresses et stérilités sont : Négligence de suavités et délices de l’amour de Dieu lorsqu’il est temps ; abandon des exercices spirituels ; duplicités et finesse d’esprit exercée dans les confessions et communications spirituelles (mentir au Saint-Esprit) ; la perte des fruits des consolations.
Pour en sortir : s’humilier devant Dieu en la connaissance de notre néant et notre misère ; invoquer Dieu et lui demander son allégresse ; se confesser et ouvrir le cœur ; ne pas s’affectionner à en être délivré ; ne point perdre patience, continuer dans la dévotion.
Le temps de sécheresse est un temps de service à Dieu, avec vive force.
La plus agréable oraison est celle que nous faisons pour plaire à Dieu, quand on la vit dans la sécheresse et stérilité.
Résumé par André