Notes de lecture François de SALES, Introduction à la vie dévote, 3, 1-25
Groupe de langue française: Pascal Mumba et André Ela
2/9 décembre
Dans cette troisième partie, François de Sales traite le thème de l’exercice des vertus qu’il faut mettre en pratique dans cette initiation à la vie dévote.
La vertu fondamentale est la charité. Elle entraine toutes les autres.
Parlant de la charité, Saint François la considère comme étant à la base des autres vertus ; car elle est comparable à un arbre planté sur le cours des eaux, qui porte son fruit en son temps, et ainsi parce que la charité arrose une âme et celle-ci produit les œuvres vertueuses en chaque saison. Mais alors il ya de vertu universelle qui sont la source de nos actions et que tous doivent avoir ; c’est comme la douceur, l’honnêteté, l’humilité…car elles entrainent les autres vertus. Ainsi donc, il est préférable de choisir les meilleures vertus et non les plus estimée, choisir les plus excellentes et non pas les plus apparentes.
Il recommande d’exercer les vertus au moment opportun et de ne point embrasser toutes les vertus à la fois. Cependant la douceur, la tempérance, l’honnêteté et l’humilité sont requises en pour toute autre vertu et toute autre action qu’elles doivent imprégner. Sans elles beaucoup d’actions seraient dépourvus de valeurs.
Il faut préférer l’exercice de la vertu plus conforme à notre devoir et non au goût. Pour les vertus étrangères au propre état de vie, il faut préférer les plus excellentes qui sont intérieures et non les apparentes qui sont sensibles et matérielles. Pour progresser dans la dévotion, il faut choisir une vertu particulière, sans abandonner les autres. Par l’exercice parfait e sérieux d’une seule vertu une personne peut atteindre le comble des autres vertus. Il faut pour cela que cela se fasse avec ferveur et charité. Pour faire face au vice, il recommande les vertus contraires, l’oraison, les sacrements, la prudence, de la constance, de la sobriété. Pour François les faits extraordinaires ne sont pas vertus et ne doivent pas être recherchées. Elles ne sont pas nécessaires pour servir et aimer Dieu. Aimer Dieu et le servir est l’unique intention ou objectif.
La patience consiste à en la possession de la propre âme, l’acceptation volontaire de la souffrance. Le vrai patient supporte les humiliations et les souffrances déshonorables, ce qui le rend pas incommode ou l’affecte pas. Le patient vrai patient ne se plaint point de son mal ni ne désire qu’on le plaigne.
La patience est essentielle par le fait qu’elle possède l’âme ; le vrai patient est celui qui supporte les difficultés non seulement honorable mais aussi humiliante. Les humiliations peuvent provenir de nos adversaire mais aussi des nos proches. Ainsi dit-il, il ya ceux qui sont patient quand leur honneur n’est pas mis en jeu. Le vrai patient et serviteur de Dieu supporte également les tribulations. Donc le vrai patient ne se plaint pas.
L’humilité est honorée et chérie par les saints, Jésus, et Marie plus que toute autre vertu morale. Elle repousse Satan, conserve chez la personne les grâces et les dons du Saint-Esprit. La personne humble vit dans la vie de discrétion accompagnée de charité et de courtoise. L’humilité consiste aussi à reconnaître les bienfaits de Dieu et nos méfaits. Et c’est le vrai moyen pour atteindre son amour. L’humilité couvre et cache toutes nos vertus et perfections humaines, et ne les fait jamais paraître que pour la charité. L’humilité pousse à s’engager et fait que l’on se réjouisse d’un mépris que l’on subit pour une action vécu en toute sincérité.
L’abjection est d’une part la petitesse ou la bassesse de la personne, et d’autre part, le mépris que l’on subit à cause d’une action, de ce que l’on fait. C’est aussi de l’humilité que d’accepter notre abjection. Les meilleures abjections profitables à l’âme et agréables à Dieu, en général celle nous ne choisissons pas.
La renommée est importante et doit être conservée. Celui qui d’être trop ardents, exacts e pointilleux à cette conservation n’est pas humble. Il ne faut pas craindre de la perdre. Il faut préferer la vertu à la renommée. La réputation est un bien extérieur alors que la vertu un fruit intérieur. Celui qui cherche à soigner sa réputation ne sera pas vertueux. Si on perd la renommée à cause des personnes de mauvaise vie, elle reviendra. Mais si c’est à cause de nos vices, lâchetés, il sera difficile qu’elle revienne. La racine de la renommée c’est la bonté et la probité. Pour garder la renommée, avoir toujours les yeux fixés sur Jésus Christ crucifié, marcher en son service avec confiance et simplicité, mais sagement et discrètement. Jésus sera le protecteur de notre renommée. S’en remettre à Jésus en cas de calomnie.
La douceur et l’humilité sont les deux vertus les plus chères au Seigneur. L’humilité nous perfectionne envers Dieu. La douceur envers le prochain. La douceur surmonte toute chose et excelle entre les vertus. Il invite le dévot à ne pas se courroucer, à vivre dans la douceur. La douceur est une force, une arme contre toute forme de mal. Avec la douceur on vient à bout de beaucoup de choses ; on maitrise beaucoup de situations. Elle est un puissant remède contre l’ire qui très vite sans elle peut maître de l’homme.
L’humilité nous aide à recevoir de Dieu la grâce en nos cœurs ; mais alors pour recevoir cette grâce, il faut les vider de notre propre gloire et ainsi on arrive à repousser Satan de loin et on arrive à conserver en nous la grâce et le don du Saint Esprit. Pour l’homme sage, tout ce qu’il fait tend à l’humilité, modestie et soumission car alors ce serait des vrais biens.
L’humilité est le vrai moyen d’atteindre l’amour de Dieu et celle-ci n’enfle pas mais nous ouvre à Lui. En considérant ce que Dieu à fait, fait pour nous et ce que nous faisons pour lui, cela nous conduit à l’oraison ; la multitude de bienfaits de Dieu nous rende humble devant sa miséricorde. Et la multitude de méfaits nous rende aussi humble devant sa justice. L’humilité rend courageux, c’est-à-dire chercher à dire ce qu’on sait et en vérité ainsi elle va ensemble avec la charité, elle cache nos vertus et perfectionne l’humain pour le motif de la charité. Elle consiste à reconnaitre les valeurs mais aussi nos faiblesses. L’humble est donc celui qui accepte les vertus, accepte de partage et à pardonner. L’humilité nous pousse de prendre soin de notre renommée ; elle prend soin de l’honneur, de l’excellence. Elle nous oriente plus vers le prochain mais aussi vers Dieu. La personne qui agit avec douceur et paisible et même quand elle châtie, le châtiment est accepté car c’est le plus grand bien de la personne concernée. L’humilité nous perfectionne envers Dieu et la douceur envers le prochain. La douceur et l’humilité doivent habiter le cœur du dévot. Avant de l’appliquer à mon prochain, la douceur.
Il recommande de ne jamais se fâcher contre soi-même, les propres imperfections, ou sa colère a pour origine l’amour-propre et tend à l’orgueil. Il faut avoir un déplaisir de nos fautes, mais paisiblement. Et en se reprenant avec patience et douceur on certain de se corriger. Il faut se relever avec douceur quand on tombe, s’humilier devant Dieu pour la reconnaissance de la propre misère, ne pas s’étonner de la chute ; détestez néanmoins toutes de toutes vos forces l’offense faite à Dieu.
A propos de la conduite des affaires, ne pas le entreprendre les choses avec inquiétude, ni anxiété, mais avec diligence et « bon soin » ; ne pas s’empresser. Toute sorte d’empressement trouble la raison et le jugement, nous empêche de bien faire la chose à la laquelle nous nous empressons. Et nous ne faisons rien. Recevoir les affaires en paix et les résoudre par ordre. S’appuyer sur la Providence de Dieu en toutes les affaires.
L’obéissance, la chasteté et la pauvreté donnent la perfection à tous ses ceux qui la pratiquent même s’ils ne sont pas en l’état de perfection. L’obéissance nécessaire relève du devoir et l’obéissance volontaire qui relève de la personne et sa décision. L’obéissance est un rempart contre l’égarement. Celui qui est obéissant est sûr de ne pas s’égarer. La chasteté est nécessaire à ceux qui sont mariés ; en eux elle ne consiste pas à s’abstenir absolument des plaisirs charnels, mais en la modération. Elle est recommandée pour éviter de tomber dans l’abus, et rendre le mariage dangereux en ce qu’il n’arrête pas concupiscence, or il a été fait pour come remède à la concupiscence). La pauvreté du dévot consiste essentiellement à posséder les choses sans y attacher une affection, être livre vis-à-vis des choses. La pauvreté exige de prendre soin des choses, les rendre utiles et fructueuses. Devenir pauvre c’aimer les pauvres et la pauvreté. Aimer les pauvres conduit à se mettre parmi eux, les accueillir. La pauvreté entraine à servir. Etre pauvreté c’est aussi savoir souffrir avec joie du manque, quand on est riche en principe.
L’amitié transforme l’un en l’autre, établit une communication de biens entre deux personnes. L’amitié est un amour mutuel. La mauvaise amitié est celle où il y a communication de biens faux et vains, l’amitié est fausse et vaine ; si ce sont les vrais biens, l’amitié est vraie. Les fausses amitiés finissent par détourner de Dieu. L’amitié est parfaite quand il y a les vertus à communiquer. Elle est louable quand on communique les vertus des sciences, et plus encore la discrétion, la prudence, force et justice. Elle est sera excellence quand elle communique la charité, la dévotion, la perfection chrétienne ; excellente parce qu’elle tend à Dieu, son lien c’est Dieu, durera éternellement en Dieu. Il s’agit de l’amitié spirituelle par laquelle des âmes se communiquent leur dévotion, leurs affections spirituelles, se rendent un seul esprit entre elles. Voilà le genre d’amitiés à rechercher ou cultiver sans toutefois renier celles que la nature et le devoir font contracter. Dans l’amitié il y a danger surtout quand c’est entre des sexes différents, d’où l’importance d’être sur ses gardes. Des moyens pour une bonne amitié : Courir à la Croix du Sauveur, prendre sa couronne d’épines lorsqu’on commence à ressentir des amours, se souvenir toujours que le cœur est voué à Dieu votre cœur, sacrifier son cœur à Dieu, prudence.
A propos de la mortification, François estime que pour reformer l’homme, il faut commencer par le cœur, l’intérieur et non l’extérieur, car tout vient du cœur. Même s’il reconnaît l’importance du jeûne, il préfère le travail, le plein service, visiter les malades, les prisonniers, confesser, prêcher, assister les désolés au jeûne. Manger ce qu’on nous offre sans choisir est une grande vertu que de choisir toujours le pire. Une continuelle et modérée sobriété est meilleure que les abstinences violentes faites à diverses reprises et entremêlées de grands relâchements.
Sur le thème de l’habit, il accepte tout genre d’habit, mais simple et modeste, sans pompe. Pour les veuves, le seul ornement convenable est l’humilité, la modestie et la dévotion. La dévotion concerne aussi l’habit, l’aspect physique. Etre propre, dans la simplicité et modestie. Le dévot doit être bien habillé, mais pas pompeux.
Comment parler avec Dieu ; pour Saint François, il faut la sincérité. Et il compare cette sincérité, en prenant l’exemple d’un malade quand il se présente chez le médecin, c’est cette sincérité qu’un vrai dévot doit avoir quand il est en face de Dieu. Sa bouche parle de ce que Dieu a transmis. Donc la parole ou les paroles qui sortent de sa bouche sont celles qui reflète la présence de Dieu et ainsi s’abstenir de tout jugement, c’est-à-dire ne pas juger les un les autres. En jugeant les autres, on risque de se prendre pour parfait : « je ne suis pas comme les autres….. »
Vouloir à tout prix émettre un avis sur quelqu’un, peut sans le vouloir nous conduire à la médisance. Celle-ci consiste à amplifier un fait, d’avoir une mauvaise interprétation, nier un fait qui est vrai…
Présentation par Pascal
Photographie par Joe
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